Manuscrito
25 x 1865
M. Pemjean
Mon cher Monsieur,
J’ai reçu votre lettre du 23 courant et celle que vous aviez adressée à M. Sabò ; je vous remercie de vos vœux et des bonnes choses que vous voulez bien me dire ; je sais que c'est l'expression des sentiments du cœur, et cela en a d'autant plus de prix à mes yeux.
C’est avec regret que j’ai dû me séparer de M. Sabò, mais sous aucun rapport il ne pouvait remplir mes vues. Il a quitté de chez moi au mois de juin dernier, et je ne l’ai pas revu depuis. J’ai au moins la satisfaction de ne point l'avoir engagé à quitter la position qu’il avait à Bordeaux ; il cherchait autre chose, et était venu à Paris dans ce but ; j’ai ses lettres prouvant que c’est lui qui a demandé à venir chez moi. Du reste, il a compris que cela ne pouvait pas durer, et il m’a offert de lui-même de se retirer, ce que je me suis empressé d’accepter.
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M. Mallet vous a donné de ma part le nom de deux spirites de Boulogne : M. Pierlay et. Varey. Ils y sont peu nombreux, mais à Montreuil il y a un groupe sérieux et très bien dirigé par M. le docteur Cailleux.
Je vous donne aussi l'adresse à Boulogne d’une dame qui est le jouet trop crédule d'un Esprit Mystificateur, et qui m’accablait de ses élucubrations. Je lui ai donné les conseils nécessaires en pareille circonstance ; je lui ai parlé de vous comme pouvant aider à l’éclairer. Si vous pouvez la désabuser, vous lui rendrez service. Vous pourrez aller la voir de ma part, en lui disant que vous êtes la personne dont je lui ai annoncé la visite.
C’est Madame Bowles, place Impériale, Pemjean.
Veuillez, je vous prie, me rappeler au bon souvenir de Madame Pemjean, et ne croire votre toujours bien dévoué
A.K.