Manuscrito

Carta [em andamento] [02/01/1847]
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Ce 2 janvier 1847

Je te remercie bien ma bonne amie de tes vœux ainsi que de ceux de ton mari et je vous prie aussi de croire à ceux que je fais pour vous tous les jours.

Nous avons reçu hier ta lettre à la fin de notre déjeuner, je suis bien contente de cette distribution car cela me donne l'espoir de t'avoir quand nous aurons besoin de toi.

Nous te remercions de ce que tu nous envoyé, ils étaient un peu <chéchez> mais la croute était bien bonne, le cervelas n'était pas mauvais, j'ai encore fait mon déjeuner avec.

Tes étrennes sont bien jolies.

J'ai vu Martel le long Duguaie, les Detrichés et Chevallier et Gendron, ils te disent tous beaucoup choses aimables.

Ma santé est toujours la même, ce temps-là est bien mauvais pour moi, j'étouffe toute la journée, il faut que fume cinq ou six fois par jour et la nuit je ne dors pas plus que je ne dormais et je ne peux pas marcher sans étouffer, j’ai des douleurs par tout le corps, j'ai retrouvé un peu d'appétit et je digère bien.

Que je me désole donc de ce que tu ne peux être tranquille avec tout ton monde et d'être toujours à chercher, je te plains bien surtout du temps qu’il fait. J'ai l’onglé et ne peux plus écrire je vais

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Je vais me chauffer, nous montons tous les soirs après notre diner dans ma chambre et elle <mettre> une <crise> et ça chauffe ma chambre et comme bassine <moulis> tous les soirs, je crois que tu auras de la peine à me lire.

Nous écrivons par Henry Gendron qui part demain.

Je vous embrasse de tout mon cœur et te dire du courage.

J’embrasse la famille Musset et dis-leur que je pense toujours à elles.

Ta mère

[Père d’Amélie]

Je veux aussi te remercier, ma chère Amélie des souhaits que tu me fais à l'occasion du renouvellement, c’est à moi de t’exprimer les souhaits dont tu as je l’espère longtemps à jouir.

Je regrette que tu aies oublié de parler à Mme Gastines des marrons, ils sont si beaux qu'il serait fâcheux qu'ils eussent éprouvé quelque évènement ; assure-la bien de mon respect en lui faisant mon compliment de condoléance sur la perte de Mme Gasseau.

Compliment d’amitié à ton mari. Je t'embrasse. Ton père. JB

P.S. Voici le certificat de vie de ta mère.

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