Manuscrito

Carta de Julien-Louis Boudet para Amélie Gabrielle Boudet [em andamento] [03/02/1847]
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Madame Rivail

18 rue Mauconseil

à Paris

[cachet départ noir] CHÂTEAU DU LOIR (71) 3 FEV 1847

[cachet arrivée bleu] PARIS 12 (60) 4 FEV 47

Mercredi 3 février 1847

Tu es d’une exactitude parfaite, ma chère Amélie, ta lettre m’est arrivée juste la veille de St Julien pendant notre déjeuner, je t’en remercie, ainsi que ton bon bouquet que nous avions gardé pour la fête en buvant à vos santés, cette terrine est bonne, mais elle ne vaut pas les terrines de Nerac, elle est trop grasse, il y a plus de moitié de graisse ce que ta mère n’aime pas beaucoup, peut-être lorsqu’elle sera plus avancée, trouverai-je plus de foie, nous avions fait fête avant à ce qui l’accompagnait.

Si tu trouves une occasion envoie-moi un almanach à mettre sous verre, je n’ai pas pu m’en procurer ici : si cette occasion n’était pas trop éloignée et qu’elle put arriver au commencement de mars je te prierais de m’envoyer pour 25 centimes de graines de carottes rouges longues et autant de courtes hauver, 25 de betteraves rouges et jaunes mêlées, des reines marguerites doubles à tuyau avec quelques balsamines.

La Banque de France a baissé d’une manière effrayante, nous avons acheté beaucoup trop tôt, ce qui m’effraye pour t’envoyer de quoi en avoir une autre dont il serait facile avec ce que tu as reçu puisqu’elle en a 3250, je ne savais [2] pas à quelle époque tu recevrais l’intérêt pour le placement de 8000, je n’ai pas su l’époque du placement ni le nom du débiteur et s’il a été pris inscription, j’imagine que c’est en règle.

Je suis fâché d’apprendre l’indisposition de Mme Caroline Gaulier, je souhaite qu’elle mieux, donne-nous-en des nouvelles et assure-la ainsi que Mme Musset de respect et amitiés.

Compliments à M. Cottonbreuil et meilleure santé.

Adieu ma bonne amie je t’embrasse, compliments et amitiés à ton mari.

Ton père B.

Je m’affaiblis tous les jours un tour de mon jardin est tout ce que je puis faire maintenant.

Je cède la plume à ta mère.

Je comptais t’écrire pour te donner de nos nouvelles, M. Boudet a pris le devant, hier j'étais assez bien et aujourd’hui je suis bien mal à l’aise, je suis toujours comme cela lorsque le temps se remet au froid, je fais encore un jubilé et je crois que cela me tourmente parce que je crois que je ne suis pas dans le cas de le faire, enfin je ferai ce je que pourrai.

Je ne peux pas en écrire davantage, que cela ne t’inquiète pas, je me trouve quelques fois dans cet état le lendemain. Adieu, je t’embrasse de tout mon cœur.

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