Manuscrito

Carta [em andamento] [10/11/1846]
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Ce mardi 10 novembre 1846

Ma chère amie, je profite de l’occasion de M. et Mme Mestrotin, qui ont eu l'honnêteté de venir me demander mes commissions pour Paris, je te renvoie ton dé et te dirai que ma santé se soutient passablement, excepté le sommeil et quelques crises d’étouffements, je fume mes cigarettes de Spec qui me les arrêtent pour le moment. Si je n’avais tout ce que j’ai à faire je n’en aurais pas la moitié de ce que j’éprouve, c’est impossible autrement.

Je te remercie bien de tout ce que tu m’as envoyé M. Potier est venu nous voir et nous a dit que tu avais un très gros rhume de cerveau et que cela n’empêchait pas de t'occuper de tes affaires, il faut espérer que tu en es quitte et que l’église ne t’aura pas rendue plus malade, il me semble que si tu attends des occasions ce sera bien long pour avoir de tes nouvelles.

Je te remercie bien de ce que tu nous as envoyé, j’avais bien besoin du safran et de la magnésie. Je ne sais si je t’ai parlé vendange, le résumé est de 3 pièces de blanc (et 3 ¼ de busse de rouge) tous deux excellents. Comme nous cassons tous nos verres de lampe, nous te prions de nous en faire passer 2 verres.

Je te remercie bien de tes cervelas, si tu peux nous en envoyer encore deux, ils étaient un peu durs, et n’étaient pas aussi bons que ceux que tu nous avais apportés.

/2/

On dit que M. et Mme Gendron vont aller à Paris sous peu et sont au Mans, M. Gendron se met dans le grand les grandes affaires, nous allons avoir un chemin de fer qui traversera notre pays.

Nous payons tout horriblement cher, le beurre 17 sous les œufs de 12 à 13 sous, le cochon est diminué de 2 sous, on ne le paye que 9 sous. Les légumes double du prix de l’année passée.

Je joue toujours au trictrac, je travaille et lis, voilà comme je passe mes journées et je ne dors que 2 à trois heures par nuit, et le matin je pourrais dormir, mais il faut que je sois descendue pour 9 heures.

Je t’embrasse de tout mon cœur ainsi que ton mari, j’embrasse toute la maison Musset, madame Gatine et toute la famille.

Ta mère

/3/

Je n'ai pas encore le remboursement de Véron Ma chère Amélie ; il paraît que ce ne sera que pour la fin de le mois, M. Coëffeteau notaire que j’ai été voir me fait espérer un placement de 8000 fr. pour cette époque sur bonne hypothèque. Je réunirai cette somme en faisant rembourser une somme de 1000 échue depuis longtemps, si cela ne peut avoir lieu nous en reviendrons aux actions de Banque qui sont un peu en baisse.

Je n’ai pas eu une grande récolte de vin mais je crois qu'il sera très bon ; il est doux comme du sirop, mais il est encore en branche. Mme Lebrun a vendu celui des Janières 150 fr. Je lui ai retenu un quart de rouge de Dissé. Mme Boistard est de retour d’aujourd’hui.

Je t’embrasse comme je t’aime

Ton père B.

/4/

Madame Rivail

18 Rue Mauconseil

à Paris

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