Manuscrito
Ce 6 avril 1847
Ma bonne mère toujours aimable et toujours aimant à faire tout ce qui fait plaisir. Je te remercie bien de tout ce que tu m’envoies. Nous avons fait trêve au Carême avec tes saucisses qui étaient fort bonnes.
J’ai besoin d’un rouleau de café moka car je n’en ai pas assez pour attendre ton voyage. 2 petites porte-cigares comme celle que tu m’avais apportée, cela m’est très commode. Si cela n’était pas très lourd ce serait un tablier de couleur en indienne car les miens sont tous déchirés.
Je vais tâcher de faire mes pâques jeudi. Je ne sais pas comme je m’en tirerai, je ne peux pas être à jeun sans me trouver mal. Je suis obligée de manger toute la nuit. Je ne dors pas deux heures par nuit, aussi je dors souvent le jour et je suis obligée de fumer la nuit.
Voilà ma position la nuit. Tous les soirs j'ai la jambe très enflée, le matin je n'ai que les pieds, cela ne m'empêche pas d'aller dans mon jardin.
/2/
M. Boitard a un rhume qui l’empêche de prendre l’air.
Et Mme Lebrun a des maux de tête qui lui donnent la fièvre presque tous les jours, cela lui fait beaucoup souffrir, cela ne l’empêche pas d’aller chez Mme Boitard tous les soirs.
J’oubliais de te remercier de ton beau plan de Paris, je suis bien contente de l’avoir, il est très joli.
Je t’embrasse de tout mon cœur.
Mme Gatine n’a pas de raison de ne pas vouloir mettre de bandage, je connais des dames qui en portent ce qui n’empêche pas de marcher, cela lui ôtera ces coliques, il n’y a pas d’autre moyen, dis-lui de ma part qu’il n’y a pas d’autre moyen d’ôter ces souffrances, quand elle aura une longue course à faire elle prendra une voiture et au moins elle ne souffrira pas. Cela gêne quelque temps et après on s’accoutume et on n’y pense plus.
/3/
Il faut bien vilain temps aujourd’hui, cela ne m’a pas empêché d’aller au bout de mon jardin.
Ton père devient d'une faiblesse, il tombe à chaque instant. Il a eu des engelures dont 3 doigts se sont dépouillés. Je l'ai pansé 8 jours avec de la charpie et du cérat et cela est bientôt guéri.
Nous avons encore cinq mois sans nous voir, cela est encore bien long.
Je t'embrasse de tout mon cœur. Embrasse Mme Musset et Caroline et la petite pour moi et ma nièce.
Tu me donneras des nouvelles de tout ce monde-là car tous ceux que j'aime après vous.
Ta mère
| [127] | 03/02/1847 | Carta de Julien-Louis Boudet para Amélie Gabrielle Boudet [em andamento] |
| [399] | 19/02/1847 | Carta [em andamento] |
| [272] | 23/02/1847 | Carta de Julie-Louise Seigneat de Lacombe para Amélie Gabrielle Boudet |
| [401] | 12/05/1847 | Carta [em andamento] |
| [402] | 22/06/1847 | Carta [em andamento] |
| [403] | 24/06/1847 | Carta [em andamento] |