Manuscrito
(VIII)
affranchir les vôtres dont je suis charmé de payer ici le port
Monsieur,
J’ai l'honneur de vous accuser réception de la lettre que vous avez bien voulu m’adresser ainsi que des communications y incluses dont j’ai pris connaissance avec intérêt, et que j’ai communiquées selon votre désir à M. Allan Kardec. Il les a lues avec soin et a été heureux d’en trouver les enseignements conformes ceux donnés la Société de Paris ; c’est une preuve de plus de l’universalité et de l’unité de l’enseignement des bons Esprits, ainsi que l’assurance nouvelle de la bonne assistance de ceux qui se communiquent à vous.
La communication sur le développement du spiritisme en Allemagne l’a surtout particulièrement intéressé. Elle lui parait très logique et très rationnelle et il ne doute pas que ce ne soit aux influences dont parle l’Esprit qui a dicté cette communication que ne soient dues les lenteurs de la diffusion de notre enseignement dans votre pays ; mais comme l’Esprit, il est intimement persuadé que cette inertie n’aura qu’un temps et que la doctrine y fera dans un avenir prochain des progrès d’autant plus marqués que les éléments latents de propagation
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y sont plus nombreux. M. Allan Kardec par sa position particulière, est à même, plus que personne, de juger de la marche du spiritisme et il sait à n’en pouvoir douter qu’il court dans un certain nombre de cités allemandes où il réunit un assez grand nombre de partisans. Là, comme dans nombre de contrées où il parait n’avoir fait que des progrès insensibles, il suffira d’une étincelle au moment opportun pour en rassembler tous les éléments et en manifester la puissance.
La doctrine des Esprits forme autour de chacun une sorte d’atmosphère morale, où maintes individualités, qui sont loin d’être favorables au spiritisme, puisent inconsciemment les éléments de sa propagation et deviennent ainsi entre les mains de la Providence, les instruments de l’édification d’une oeuvre qu’ils ont maintes fois tenté d’anéantir. Les pensées spirites surgissent sous la plume des écrivains les moins sérieux, et le pressentiment de l’unification prochaine des différentes philosophies en une seule philosophie, est l'objet des méditations des Esprits sensés et réfléchis quelle que soit la croyance à laquelle ils appartiennent. N'est-ce pas encore là un signe des temps et la confirmation de toutes les prévisions des Esprits. Aussi y puisons-nous un courage et une persévérance inaltérable pour continuer notre marche en avant persuadé qu'aucun obstacle humain ne saurait arrêter une œuvre qui a Dieu lui-même pour fondateur et les Esprits les plus éminents pour guides et pour soutien.