Manuscrito

Carta [em andamento] [25/08/1846]
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Madame Rivail

18 rue Mauconseil

À Paris

[Cachet départ :] CHÂTEAU-DU-LOIR (71) 26 AOÛT 1846

[Cachet arrivée :] PARIS 12 (60) 27 AOÛT 46

Ce 25 août 1846

Je te remercie bien ma bonne amie de toutes les aimables choses que tu me dis et je te réponds que je pense à toi tous les jours et que je vois les jours se rapprocher et que nous embrasserons de tout cœur.

Je ne te parle pas de ma santé, tu en jugeras ; vous devez être bien malheureux, pour les légumes nous payons tout au poids de l’or, pour le <bœur> nous avons manqué d’avoir une récolte, il s’est trouvé au marché que personne n’a eu de <boeur> toutes les marchandes l’ont <porté> sur le chemin de Tours, samedi il valait 16 sous, le boisseau de pomme a valu 30 sous.

Il n’y a ni seigle ni orge ni avoine, point de fruits, les vignes ne sont pas belles mais le grain est très gros et on espère que se fera vendange à la fin de septembre et on espère qu’il sera bon.

Mme Parvie est morte le 21 de ce mois elle a prié Mme Lelong de la regarder comme sa fille ce qu’elle a accepté avec plaisir ce qui fait grand plaisir à la petite.

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Commissions

2 boites papier Cotère

1 cent de poix N° 5 les miens sont tous les 4 trop petits

Si on fait de l’eau de Cologne j’en aurais besoin

1 cent d’oignons brûlés

1 demi-livre d’anis

2 fumade et 6 boites d’allumettes

1 once de clous de girofle

Je te remercie bien de mes bonnets, cela me fait grand plaisir, je ne sais si je t’ai dit que ma robe est faite par ma bonne

Je suis bien fâchée que ton mari ne puisse pas venir prendre un peu l’air de la campagne, cela lui aurait fait grand bien.

Tu trouveras mon jardin bien vilain

Je n’ai plus de mémoire, et ne peux plus rien faire ce qui me désole.

Adieu ma bonne amie, au plaisir de t’embrasser.

Je pense à ma lessive.

Encore plus de trois semaines ma chère Amélie, pour t'embrasser et jouir bien de temps du plaisir de te voir, quand on ne peut guère avoir l'espoir d'y être un an plus tard.

Je n'ai pas de grandes commissions à te donner, car je ne sais pas si je serai encore là pour les consommer, c'est comme à l’ordinaire

1º une livre de Tabac ordinaire et une demi-livre à la rose

2º une livre de sucre Candy

3º et un petit pain de savon à la guimauve.

Nous avons bu à ta santé en fêtant Louise, fais en sorte de l'apporter bonne, débarrasse-toi de ton rhume, ce qui est difficile avec tous les embarras que tu vas avoir jusqu'à ton départ.

Nous en savons plus que toi sur le compte de M. Vallot, Mme a écrit qu'en effet il était un peu mieux, mais qu'ils ne viendraient pas cette année.

Au plaisir de te voir ma chère Amélie ; je t'embrasse ; amitiés à ton mari. Ton père L.B.

P.S. Je viens de recevoir un remboursement de 5000. M. Blavette n'a trouvé à me replacer que 2200. Je vais être obligé de mettre le surplus chez M. Cullier, ce qui ne me plait guère ; nous verrons quand tu seras ici à prendre un mandat de Paris pour avec ce que tu as à la Caisse d'Épargne et ce que tu recevras acheter une action de la Banque.

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