Manuscrito
Société de Paris
Séance du 20 Avril 1860/6
Méd. M[me] Caussin
Sur la femme
Vomissant du verre pilé et autres matières
à propos du fait rapporté par M. Delanne
Le spiritisme est appelé à dévoiler des faits qui vous paraissent extraordinaires, en raison du peu d’avancement où vous êtes concernant la doctrine ; nous vous l’avons dit, vous n’êtes qu’au début de vos études et les masses ne sont pas encore préparées à voir sans effroi tout ce que les Esprits peuvent produire. Il faut vous habituer à rencontrer souvent de ces faits qui frappent les Esprits ; car il est très utile qu’ils se produisent de temps en temps de manière à attirer l’attention de ceux qui, forts d’eux-mêmes ne veulent reconnaître d’autre autorité que la leur. Il faut donc que des hommes orgueilleux soient frappés par des faits aussi pénibles à envisager que leurs cerveaux sont lents à s’ouvrir à la vérité.
Les faits de ce genre sont bien réellement des apports et de la plus surprenante espèce, puisqu’il est reconnu scientifiquement que le verre pilé est un destructeur du corps humain. Il faut donc reconnaître qu’une puissance invisible préside à cette élaboration peu usitée.
Du reste, cette femme n’en [rasurado] souffre nullement, car il ne faudrait pas non plus rendre victimes des êtres à qui leurs fluides permettent de produire ces phénomènes.
Demandez donc aux savants docteurs, des explications à ce sujet ; vous les embarrasserez beaucoup, je vous assure ; mais ils ne se donneront même pas la peine de chercher une explication, car ils ne connaissent rien qui puisse provoquer des choses aussi extraordinaires.
En attendant, propagez toujours notre chère doctrine, de toutes parts, surgissent des faits de nature à appuyer formellement ce que vous annoncez. Le temps approche où tous ces orgueilleux seront confondus. Ils finiront sans doute par se rendre à l’évidence.
(Un Esprit)