Manuscrito
Société de Paris
Séance du 20 avril 1860.
Méd. M. Rul
Sur la femme
vomissant du verre pilé et autres matières
à propos du fait rapporté par M. Delanne
Toutes les manifestations spirites ont un but que le vulgaire ignorant le spiritisme ne peut comprendre, mais que peuvent et doivent comprendre les adeptes de la science spirituelle, en faisant appel à leur raison éclairée par la lumière de la nouvelle révélation. Cette personne qui rendait du verre mêlé aux matières rejetées pendant le vomissement, était, si je puis m’exprimer ainsi, un médium à effets physiques, et ces morceaux de verre étaient de véritables apports. — Remarquez bien que le verre ne sortait pas seul, isolé, mais mêlé aux matières que l’estomac rejette toujours pendant la crise violente provoquée par les effets du vomissement. Pourquoi ce mélange ? Justement pour prouver que le verre ne pouvait pas venir du corps, qu’il n’était pas le produit d’un viscère, d’une glande, en un mot le résultat d’une sécrétion, mais bien un corps étranger à l’organisme et par conséquent un phénomène.
Remarquez la multiplicité des moyens employés par les Esprits, pour répandre en tous lieux, la semence qui devra, dans un temps fixé par la sagesse de l’éternel, féconder les terres les plus incultes de votre planète.
Patience, vous avons-nous dit, il y a déjà plusieurs années, vous assisterez bientôt à des choses tellement étranges, tellement en dehors des lois naturelles, comme les savants de la terre vous les expliquent, qu’à moins d’être initiés à la véritable science, les personnes qui en entendront parler refuseront d’y croire. — Patience, venons-nous encore vous répéter, vos yeux et vos oreilles seront frappés par des phénomènes plus merveilleux encore. — Qu’arrivera-t-il alors ? C’est que la distance très grande déjà qui vous sépare des incrédules augmentera encore et que pendant que votre intelligence plus apte à comprendre les enseignements des Esprits, pendant que votre foi mieux éclairée par l’étude et la réflexion et votre amour pour le Seigneur, croîtront pour ne plus s’arrêter dans leur développement majestueux.
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Vos frères qui n’auront pas voulu vous suivre
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dans la voie du progrès moral et intellectuel, ressembleront aux Juifs qui, en présence des miracles du divin verbe, s’emportaient et demandaient la mort du juste.
Vous aussi, mes amis, vous serez en proie à l’injure à la moquerie de ces prétendus savants, car vous parlerez une langue que les spirites seuls pourront comprendre, que les autres [rasurado] ne comprendront pas, qu’ils ne voudront pas étudier. C’est ainsi que s’accomplira la parole des prophètes : Ils ont des yeux et ils ne voient pas ; ils ont des oreilles et ils ne veulent pas entendre.
Un Esprit
| [307] | 10/01/1860 | Comunicação |
| [413] | 15/03/1860 | Carta [em andamento] |
| [35] | 18/04/1860 | Rascunho de carta para o senhor Gassier |
| [36] | 23/08/1860 | Rascunho de carta para o Doutor Francisco Antônio Pereira Rocha |
| [191] | 14/09/1860 | Carta de Amélie Gabrielle Boudet para Allan Kardec |
| [192] | 15/09/1860 | Carta de Amélie Gabrielle Boudet para Allan Kardec |