Manuscrito

Carta [02/09/1845]
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Madame [lacune]

18, rue M [lacune]

[Cachet départ :] CHÂTEAU-DU-LOIR (71) 3 SEPT 1845

[Cachet arrivée :] PARIS 12 (60) 4 SEPT 45

Ce 2 de 7bre 1845

Je te remercie bien ma bonne amie des vœux que tu fais pour moi, nous pensons toujours à toi et tous les jours je me dis tous les soirs voilà donc un jour de passé et nous arriverons au plaisir de t'embrasser.

Je suis bien fâchée que ma petite Louise ne puisse pas encore exprimer les sentiments d'amitié qu'elle exprime si gentiment. J'espère que le bon air qu'elle respirera lui fera grand bien.

Si la robe n'est pas achetée je m'en passerai bien.

Je voudrais bien que tu m'apporte un quarteron de suc Cadi Jeanne.

J'espère que tu trouveras encore des fleurs, les dahlias les reines marguerites et les balsamines seront encore en fleurs ainsi que d'autre petites fleurs.

Je t'embrasse de tous mon cœur et tu embrasseras Louise pour moi.

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Encore huit ou neuf jours ma chère Amélie et j'aurai le plaisir de t'embrasser encore un fois ; que les journées sont longues quand on les attend et qu'on les compte après les avoir attendues pendant un an. Enfin le terme approche et bientôt je compterai les heures, ensuite que le temps que tu nous donneras passera vite !

Je te donne ci-contre [partie arrachée de l’original] la petite note de ce que je te prie de m'apporter autant que cela ne te gênera pas, surtout pour le tabac et les comestibles.

Je ne me flatte pas de te faire manger du raisin, il n'avance pas du tout, s'il voulait mûrir il y en aurait encore un peu, c'est une bien mauvaise année. Les prunes commencent à mûrir, il n'y en aura pas en quantité, un seul pêcher en a une à deux douzaines, et vont plus vite que je ne voudrais. Nous en avons déjà mangé trois. Nous n'avons qu'un seul poirier qui en donnera quelques-unes.

Il paraît que je n'aurai qu'à la Toussaint le remboursement de Véron, ce qui me donnerait le moyen avec ce que j'ai chez M. Cullier de faire un placement à cette époque de 10,000 fr. Si Felix pouvait encore trouver indépendamment des 5000 pour lesquels vous lui avez surement écrit.

Je te quitte ma chère fille, embrasse Louise pour moi, dis mille choses à ces messieurs et crois à la vive impatience de ton père et au bonheur qu'il aura de te voir et de t'embrasser. JB

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