Manuscrito

Anotação [tradução em andamento] [DD/MM/AAAA]
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Un Phénomène

Fable

Par une de ces nuits sereines du printemps

qui font briller aux yeux tant de feux éclatants,

quelques bons bourgeois de la ville.

Discouraient, cheminant d’un pas lent et tranquille,

sur les spacieux boulevards.

Chacun d’eux tour à tour, élevait ses regards

du sol à la Céleste voûte.

Et vous pensez sans aucun doute

que te thème, de leur discours,

roulait sur la puissance éternelle infinie,

qui soumet tous ces corps aux lois de l’harmonie.

Non : ils donnaient un autre cours

à leurs pensées : la hausse ou la baisse à la bourse,

les récoltes, leur prix étaient l’unique source

où s’alimentait leur esprit,

Quand l’un d’eux s’arrêtant reprit,

Comme frappé, d’une stupeur subite :

que vois-je ? se peut-il, une étoile s’agite,

elle s’élève... elle descend !

et se frottant les yeux : que dis-je,

une étoile... ? je crois, ma foi, que le prodige,

à moins que je ne fasse un rêve, va croissant :

une, deux, trois et même quatre étoiles

se meuvent et dansent sans bruit.

Mystère étrange que la nuit

semble se plaire à couvrir de ses voiles

et l’esprit des Bourgeois, dont l’œil étonné suit

les phases de ce phénomène

en vain, pour l’expliquer, se creuse et démène :

[Dans la marge, écriture de Kardec] Envoyer 3 pièces à M. Dombre en plus 2 à M. Altony

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Le hasard seul les y conduit,

ils marchent, et leur front se heurte à des ficelles

qui retiennent chacune en l’air un cerf volant

orné d’un fanal, vascillant

au souffle des brises nouvelles;

et des bambins, auteurs de ce fait merveilleux,

jasaient, riaient deux par deux.

Que dirent-ils, après cette double surprise,

après ce désenchantement?

Que tous les feux du firmament

ne sont qu’un artifice, œuvre de la sottise,

pour jeter les niais dans l’ébahissement.

Aussi, que l’horizon de pourpre se colore

et revête la nuit d’un jour mystérieux

que la flamme d’un météore

resplendisse soudain sur le fond noir des cieux;

qu’une étoile filante, en vives étincelles

sillonne les champs de l’éther,

ces bons bourgeois, les yeux et les deux bras en l’air,

vont partout, cherchant des ficelles.

La vérité toujours a sa contrefaçon:

à nous de distinguer par la comparaison

le vrai de la supercherie.

Le scepticisme ému, crie à la jonglerie,

devant ces faits, sujets d’une éternelle loi;

pour juger sainement des effets et des causes,

il manque au au sceptique deux choses:

un peu de modestie et de la bonne foi.

C. Dombre.

(57 vers)

20/09/AAAA Carta de Allan Kardec para Amélie Gabrielle Boudet
20/11/AAAA Rascunho de carta de Allan Kardec para Amélie Gabrielle Boudet
27/11/AAAA Comunicação