Manuscrito
Société de Paris
Séance du 21 8bre 1864
Méd. Mme. Delanne
Pass.
Sur les Esprits qui se croient encore de ce monde
Je vais essayer de faire comprendre à nos amis la possibilité de se croire vivants pour certains Esprits que l’on appelle errants.
L’Esprit se dégageant du corps tout imprégné des fluides semi-matériels qui le liaient à l’organisme humain, va, après avoir comparu au suprême tribunal sous la direction de son ange gardien, reprendre le lieu assigné où il doit épurer son corps fluidique chargé des influences moléculaires qui l’engourdissent. C’est un passage pour bien des Esprits plutôt ignorants que mauvais ; c’est une position transitoire qui les retient pendant un certain temps dans un trouble qui annihile toutes les conceptions.
Peu à peu les fluides se dégagent, laissant plus de liberté à l’Esprit qui est encore paralysé sous cet amas de choses presque matérielles. Ce dernier reprend peu à peu sa vitalité ; il sort de son sommeil léthargique, reprend ses goûts, ses désirs, ses penchants comme sur la terre, le périsprit seul ayant subi une petite transition.
Pendant longtemps cette catégorie d’Esprits qui est très nombreuse croit vivre réellement ; tout leur paraît matériel et palpable, ils ne se rendent nullement compte du moyen par lequel ils font subir à la matière des transformations. Tout pour eux existe comme de leur vivant. Aussi s’il vous était permis de voir les bas-fonds de notre monde invisible, vous y verriez des analogies frappantes avec le vôtre.
Cette classe d’Esprits n’est pas une exception ce n’est pour non plus une punition ; mais bien une période de de l’enfance de l’Esprit. Je parle de l'enfance plutôt morale que scientifique
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N’avez-vous pas sur votre planète des milieux où l’humanité s’apprend, ou plutôt s’essaie à vivre ? Voyez les peuplades sauvages, ces pays où l’homme a encore tout le caractère de la brutalité. Dans le monde invisible nous avons de pareilles différences ; l’Esprit suit ici les phases que vous remarquez dans votre humanité. Rien ne peut progresser sans la volonté de l’Esprit, puisque la matière n’est que l’instrument que Dieu envoie à ses créatures pour les obliger à savoir vaincre leurs passions, le corps étant l’instrument qui doit faire progresser l’âme.
Mesmer
| [397] | 27/09/1864 | Carta [em andamento] |
| [421] | 07/10/1864 | Diálogo/Comunicação [tradução em andamento] |
| [422] | 07/10/1864 | Diálogo/Comunicação [tradução em andamento] |
| [440] | 24/10/1864 | Diálogo/Comunicação [tradução em andamento] |
| [423] | 28/10/1864 | Diálogo/Comunicação [tradução em andamento] |
| [424] | 28/10/1864 | Diálogo/Comunicação [tradução em andamento] |