Manuscrito


Appréciation de l’Imitation.
Extrait de la lettre de Mad.e Foulon du 19 avril 1864 ]1864[ à Mad. Allan Kardec.
Bien chère amie, combien je suis reconnaissante de ce qu’au milieu de toutes vos occupations, vous avez pensé à m’envoyer ce précieux ouvrage que j’attendais avec une véritable anxiété. Dans la vie d’épreuves dont il plaît à Dieu de me charger, c’est la manne spirituelle, où je puiserai dans les moments de défaillance la force et le courage. Je ne sais quel effet il a produit parmi les spirites ; je sais seulement que le jour même plusieurs d’entre eux étaient accourus chez les libraires pour s’en procurer. Je suis sortie un instant, et j’ai rencontré M. Cordier qui marchait précipitamment en tenant deux ex. [exemplaires] à la main.
Le Spiritisme va certainement prendre un nouvel élan avec un tel ouvrage. Ce que je puis dire à vous, c’est que les réflexions de votre cher Hypolite ]*[ (comme vous l’appelez) sont lues avec le même intérêt que les instructions qui les suivent. Il communique à l’âme souffrante ce calme, cette quiétude qui le caractérisent. C’est bien là ce que j’en attendais ; c’est bien la douceur de l’enseignement qui se justifie par le titre. Combien, chère amie, vous devez en être fière ! Comme je le suis, moi-même, de cette affection que vous m’avez accordée et qui m’est si précieuse et me console dans mes douleurs ! Il m’a été dit souvent que Dieu plaçait le baume sur la plaie, la consolation à côté de la douleur, et, voyez, chère amie, ce livre m’est arrivé au moment où j’étais de nouveau désolée pour ma pauvre enfant ! <&>...
](*) Hippolite? Sans y.[